Zinédine Zidane ne s’est plus assis sur un banc depuis 2021. Trois ans loin des terrains, sans conférence de presse d’après-match, sans onze à composer. Mais sans pour autant décrocher du monde économique. L’ancien numéro 10 des Bleus continue de faire tourner les compteurs. Pas avec un salaire, mais avec un portefeuille.
L’homme aux trois Ballons d’or reste un aimant à marques. Adidas d’abord, avec un contrat à vie estimé à 3 millions d’euros par an. Danone ensuite : plus de dix ans de collaboration, à 1,5 million l’année. Et Alpine depuis 2024, avec 3,5 millions d’euros pour porter les couleurs de la marque. D’autres partenaires complètent le tableau — Orange, Bwin, Montblanc. La somme exacte reste floue, mais le total s’élève à plusieurs millions d’euros chaque année. Sans transpirer sur un banc de touche.
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Combien gagne Didier Deschamps ?
Zidane n’a pas attendu la retraite pour investir. En 2004, 8 millions d’euros dans un Ehpad à Cap Sicié, géré par Korian, pour un rendement estimé à 500 000 euros annuels. Les centres Z5, lancés avec ses frères à Aix-en-Provence et Turin, bientôt Perpignan, mobilisent 5 millions d’euros. Il détient aussi une part du club de Rodez, possède plusieurs biens immobiliers en Europe et soutient le Palace Merano, centre de bien-être haut de gamme en Italie.
Une fortune en mouvement
Difficile de savoir exactement combien tombe chaque année. Les chiffres ne sont pas publics, les contrats rarement détaillés. Mais les indices convergent. Entre 6 et 10 millions d’euros grâce aux sponsors. Au moins 500 000 euros de revenus immobiliers identifiés. Et d’autres flux, plus discrets. On estime ses revenus annuels entre 7 et 12 millions d’euros. Sans toucher un ballon.
Un paramètre pourrait bientôt rebattre les cartes. Et faire gonfler encore un peu les revenus de Zinédine Zidane : sa probable arrivée sur le banc des Bleus après la Coupe du monde 2026. La Fédération française de football a déjà acté, en interne, le départ de Didier Deschamps à l’issue du tournoi nord-américain. Dans les rédactions sportives, le nom de son successeur ne fait plus vraiment débat. Zidane coche toutes les cases. Et lui-même n’alimente plus le faux suspense.
Au printemps 2025, lors d’un événement organisé par Adidas, il lâche la phrase attendue : il a « hâte » de devenir sélectionneur. Une déclaration limpide, après quatre années à décliner les offres de clubs, pour rester libre au moment opportun. Ce moment semble approcher. Côté presse, l’affaire est quasiment emballée. Des titres espagnols et français évoquent une nomination déjà ficelée. Certains vont plus loin : Zidane préparerait déjà son staff, ses plans, sa feuille de route. Silence radio du côté de la FFF, mais les signaux convergent. Une nouvelle ligne à ajouter, bientôt, à son tableau de revenus.


